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Editorial
Le temps de la rupture
Le discours de rupture qui couronne les
orientations du
gouvernement est une sorte d’invitation à prendre
la
mesure des mutations économiques.
La société française découvre le caractère incontournable de la mondialisation. L’esprit public s’alarme des délocalisations et fermetures de sites imputables à l’évolution macroéconomique mondiale. Il lui faut se convaincre –et l’aider à se convaincre- que les actions de revitalisation et de développement économique sont une des clés du remède. Dans notre représentation de l’équilibre économique du pays, la revitalisation est appelée à devenir un thème d’importance croissante, à la fois au plan conceptuel et opérationnel. Revitaliser fournit l’antidote interne de la globalisation. Schumpeter décrivait les transformations de l’économie comme un processus de destruction créatrice : cette formule qui souligne les défis de l’avenir s’applique parfaitement à la situation. La croissance ne se « décrète pas » a dit le président Sarkozy, lors de l’université d’été du Médef. Les actions économiques sont toutes logées à la même enseigne : on n’atteint pas l’efficacité par décret. Le développement économique des territoires est une tâche complexe. Comment faciliter la démarche des acteurs qui doivent compenser l’impact vécu comme destructeur de la logique globaliste ? Cela passe par l’amélioration des dispositifs qui encadrent les actions de revitalisation. Politique de rupture oblige : demandons–nous si le moment n’est pas venu d’innover en multipliant les modes de financement de la revitalisation. En instaurant une fiscalité incitative. En simplifiant les démarches administratives afin d’accélérer les procédures par souci de réactivité. En clarifiant le rôle de l’Etat et de ses services. En communiquant davantage, à l’échelle nationale, sur les objectifs et les fruits de la revitalisation. Car il est essentiel de porter à la connaissance de l’opinion en général, et des entreprises du secteur privé en particulier le mode opératoire qui répond à la volonté de revitaliser l’espace économique. Peut mieux faire et plus vite : bien des experts et des cabinets en conviendraient. Reste à s’interroger collectivement sur les conditions pour faire mieux. On s’y attache… Jean-Michel Demangeat Président |
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