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Edito Bien Commun
La politique est suffisamment manichéenne pour qu’on n’en rajoute pas, disait Malraux. Ce constat en forme de recommandation vaut aussi pour l’action économique. On a trop souvent tendance, dans nos raisonnements manichéens, à durcir l’opposition privé-public, comme si l’un était le mal, l’autre le bien ou l’inverse ? L’approche partisane comporte un risque d’aveuglement. L’a priori monolithique reflète une sorte d’hémiplégie intellectuelle. L’un et l’autre procèdent d’une manière de juger en bloc les situations et les enjeux et relève d’une attitude immodeste devant les faits. Les impératifs du terrain s’ accordent mal avec des solutions préconçues, fonction de croyances idéologiques. Rien de pire que l’immobilisme des généralités . Il est intéressant de relever combien les opérations concrètes de reconversions de site peuvent mettre en question des concepts clés de l’économie. Les distinctions rigides entre privé et public sont-elles économiquement avantageuses ? Ce qui importe c’est la recherche de l’efficacité collective, le calcul du bien commun. Puisque l’acte économique vise à combiner de façon si possible optimale des facteurs de production et d’organisation, il faut admettre que le partenariat privé public a toutes chances d’accroître les possibilités d’optimisation. L’assemblage judicieusement pensé des compétences et des rôles devient un élément de réussite. La vertu du montage fédérateur entre privé et public procède de la vérité pratique vérifiée tous les jours sur le terrain. Il assouplit les oppositions doctrinales entre public et privé. Il traduit l’impératif de l’intérêt général et est une condition de l’efficacité de nos opérations de reconversion. C’est une forme de gestion de projets que nous mettons en œuvre au fil de nos missions. |
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